Communiqué de presse

23 Juin 2015 Communiqué de presse

La moitié des Belges ne se soucient pas ou trop tard de leur fin de carrière et de leur pension

Bruxelles, juin 2015 – Dans le contexte général de l’allongement de la durée du travail, la fin de la carrière et la retraite sont deux thèmes d’actualité. Pourtant, une majorité d’actifs de plus de 50 ans repousse continuellement cette perspective. La fin de carrière suscite surtout une sensation de crainte, d’incertitude et d’inquiétude (63 %). Pour beaucoup de Belges, l’absence d’information et d’encadrement est un problème majeur. C’est pourquoi Fediplus lance une campagne d’information nationale destinée à aider les gens à prendre les bonnes décisions dans la perspective de leur fin de carrière.

Fediplus a sollicité un bureau d’études indépendant pour mener une enquête auprès d’un échantillon représentatif de 1001 Belges âgés de 50 à 75 ans. Un tiers des personnes sondées sont toujours actives, la moitié sont pensionnées et un cinquième au chômage ou en arrêt maladie. L’étude évalue la perception, le comportement et les besoins envers la fin de carrière et la pension.

Le travailleur belge de plus de 50 ans n’envisage pas la retraite avec enthousiasme. Un sur quatre refuse même d’y être confronté. Environ un sur trois n’y songe qu’après en avoir été alerté par les autorités, leur entourage ou un accroc de santé (respectivement 31, 30 et 28 %). Pour la grande majorité des personnes sondées, la pension n’est pas un choix individuel, mais bien une décision prise par autrui et/ou déterminée par des facteurs externes indépendants de leur volonté (âge légal de la pension, décision de l’employeur, problèmes de santé).

Pour une majorité, certes, la pension proprement dite évoque surtout des sentiments positifs, comme l’agrément, les vacances, moins de stress et plus de liberté. Mais le chemin qui y conduit suscite chez de nombreuses personnes (61 %) des craintes pour la fin de carrière. La confiance est surtout minée par les incertitudes quant à la situation financière et la santé.

Politique de l’autruche

Seule une personne sur trois réfléchit concrètement à sa fin de carrière. Elle se préoccupe de son déroulement, d’atteindre l’âge de la pension et surtout des conséquences financières de l’interruption (éventuellement anticipée) du travail. Les personnes sondées sont en effet dans l’incertitude quant au montant exact de leurs revenus ou de leur pension (63 %) et craignent surtout que le système des pensions devienne impayable (61 %). « Le fait qu’il soit très difficile d’obtenir une image exhaustive et correcte de sa situation financière après la vie active conduit beaucoup de quinquagénaires et plus à pratiquer la politique de l’autruche. Ceci occasionne stress et inquiétude et augmente le risque de problèmes de nature administrative ou financière », poursuit le porte-parole de Fediplus.

La pension toujours plus complexe

Le régime des pensions et de la fin de carrière a été profondément modifié par le gouvernement actuel et son prédécesseur quant à la durée de carrière, la pension anticipée, les périodes assimilées et de la pension de survie. D’autres changements, encore plus nombreux et plus complexes, sont à l’étude, notamment le régime de chômage avec complément d’entreprise, la pension à temps partiel, la problématique des métiers pénibles et la pension à point. En matière de carrière et de pension, 2015 sera l’année du bouleversement. À la fin de leur carrière, les travailleurs de plus de 50 ans devront faire face à un régime de pension totalement différent de ce qu’ils connaissent aujourd’hui. Selon Fediplus, cette complexité croissante exigera plus que jamais un soutien efficace pour encadrer la fin de carrière. Or ce point fait actuellement défaut. Toutes les parties concernées doivent donc relever un grand défi.

Manque d’information

La principale raison incitant près d’une personne sur deux à ne pas se renseigner quant à la retraite qui approche est précisément l’absence d’informations personnalisées. Les carences en informations semblent être graves et aiguës. 34 % des répondants déclarent que l’information disponible n’est jamais mieux qu’une approximation, 16 % ne la trouvent pas assez personnalisée, 15 % n’ont aucune idée de l’endroit où chercher et autant sont persuadés qu’aucune source ne procure d’informations satisfaisantes.

« Le besoin d’une source d’information donnant un reflet fidèle et actualisé de sa situation en fin de carrière ou de retraite est très vif, et ne fera que croître dans les prochaines années. D’où l’intérêt et l’importance de Fediplus qui représente un tel guichet unique. Il nous incombe surtout de montrer aux travailleurs de plus de 50 ans le chemin conduisant à ces informations et de leur soumettre des pistes pour des choix pertinents pour optimiser le déroulement de leur fin de carrière. En effet, qui ne planifie ni n’entreprend les bonnes actions à temps, hypothèque l’avenir de sa pension. C’est pourquoi nous lançons ce mois-ci une campagne d’information nationale », poursuit le porte-parole de Fediplus.