Le gouvernement Arizona avait été fortement chahuté au cours des dernières semaines, la faute à un impensé politique concernant les aidants proches dans le cadre de la réforme du chômage. Un grand nombre d’entre eux sont au chômage afin d’aider un ou une proche en situation de perte totale ou partielle d’autonomie, une situation que connaissent de nombreux seniors, qu’ils soient aidants ou aidés. Dans un communiqué, le gouvernement a indiqué avoir trouvé une solution d’urgence.
Ce sont les ministres de l'Économie, David Clarinval (MR), et de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), qui l’ont annoncé à leur sortie du kern, le vendredi 13 octobre : le gouvernement fédéral a mis en place une solution à court terme pour les aidants proches exclus du chômage.
Si les aidants proches pouvaient déjà bénéficier d'un régime de dispense de recherche d'emploi, la limitation dans le temps et la très modeste allocation à laquelle les aidants pouvaient prétendre (à peine 390 euros) rendaient le chômage "classique" plus attractif pour nombre de concernées.
Pour y remédier, deux mesures ont été mises sur pied pour renforcer ce régime de dispense. Tout d’abord, le délai accordé aux aidants proches a été allongé pour leur permettre de se manifester : ils ont jusqu’au 1ᵉʳ mars, avec une période de tolérance s’étendant jusqu’au 15 mars, selon le ministre Vandenbroucke. Ceci fait, l'administration vérifiera leur dossier afin de déterminer s’ils remplissent les conditions, suite à quoi l'exonération (leur) sera accordée le cas échéant.
Ensuite, l'allocation allouée sera portée à 745,94 euros à partir du 1ᵉʳ mars soit le “double de l'allocation actuelle", se réjouissent les ministres.
L’accord trouvé convaincra-t-il les aidants-proches ? Rien n’est moins sûr, car l’allocation reste limitée dans le temps… au contraire des handicaps avec lesquels vivent les aidés.
Le parti Les Engagés, lui, planche déjà sur la création d’un statut particulier en dehors du régime du chômage, qu’il présentera avant la fin de l’année.